23 août 2008...9:55

Un petit pas pour Bibi

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Samedi matin. 9:27 à l’horloge de Vista – 16:27 à l’horloge de mon cerveau. Réveillée depuis avant le soleil. Même les oiseaux avaient encore le bec cloué. Valises de 3 tonnes sous chaque oeil. Courbatures dans les mollets alors que j’ai pas fait de sport depuis mai 2004 (c’était pour le bac)

Bon d’accord, je dramatise peut-être un peu. Mais juste un chouïa.

USA, deuxième jour.

Je suis assise à mon bureau, devant mon ordi relié au réseau Wi-fi de l’université, seule dans ma chambre – déjà en bazar – Chris Martin dans mes oreilles. Fait beau dehors. Aucune idée de la température. Probablement chaud et humide mais avec cette p****n de clim’ c’est impossible de savoir. Je me demande si ma coloc est là.

Je suis dans un appart de 4 chambres, apparemment c’est un des meilleurs dorms de la fac. On est deux dedans pour l’instant : il n’y a que les sportifs, les étudiants qui travaillent sur le campus et les foreign exchange students qui ont le droit d’être sur le campus pour l’instant. Enfin, on dirait. Parce que je ne croise que des asiatiques hystériques, des filles d’1m80 dont 1m60 de jambes et des gens violets de la tête aux pieds (casque de football et chaussettes de sport compris)

Et ma coloc est une sportive. Je l’ai vue deux fois depuis que je suis là : le premier soir, il était 20h30 quand je suis arrivée, je la réveillais, on s’est serré la main et on a échangé ce qui semble être les infos les plus déterminantes du monde ici, à savoir le nom et l’année d’étude. Et moi je suis bien embêtée parce que je ne suis dans aucune année. Je viens de trouver la parade, je dis que je suis la French Tutor. Mais j’ai bien galéré pendant 4 ou 5 conversations. Elle, c’est Sam, elle est Junior (3ème année) et elle habite dans la chambre B.

Hier, je l’ai entendue farfouiller 10 minutes dans la cuisine pendant que j’essayais en vain de prolonger de quelques minutes ma nuit de sommeil. La porte a claqué, elle était partie. J’ai vécu ma vie et quand je suis revenue vers 12h, elle dormait. Et quand je suis re-revenue vers 20h, sa porte était fermée. Et elle l’est toujours ce matin.

Pourquoi cet intérêt pour ma coloc’?

Ce n’est pas la fille d’une célébrité.

Ce n’est pas elle-même une célébrité.

Je ne projette pas (encore) de l’assassiner avec le chandelier dans la salle de billard.

En revanche, dans notre cuisine commune, tous les ustensiles et appareils lui appartiennent. Même les torchons, les petites cuillères et le grille-pain. Et moi, ben j’ai rien. Alors si entre deux de ses siestes on pouvait trouver un moment pour que je lui demande gentiment si ça ne la dérange pas que j’utilise ses affaires jusqu’à ce que j’achète ce qu’il me faut, ce serait sympa.

Mais je crains qu’elle n’ait déserté le campus pour le week-end.

***

Est-ce que c’est moi ou bien le temps passe plus vite quand on a la tête dans le pâté à cause du décalage horaire?

Un commentaire

  • Coucou ma petite américaine provisoire! Eh bien, quel début!! Mais tu as sauté tout un chapitre, là: ton voyage avec ta soeur s’est passé comment? J’espère que tu vas bien en tout cas. Gros gros bisous français!
    Aurélie B.


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